C’était un jour comme les autres... Enfin c’est ce que j’ai cru, au début :
- « Oh Nooooon !!! Pas ça ! »
- « Qu’est-ce qui se passe ?! » Cria ma mère.
- « Maman ! Tu ne devineras jamais, C’est affreux ! »
- « Quoi ? Tu as fais une tâche sur ta nouvelle chemise en soie ?!! »
- « Mais non ! Pire que ça ! J’ai eu les résultats des analyses pour ma vue ! »
- « Et alors ? »
- « Je dois porter des lunettes ! »
- « Ah mais ce n’est pas grave, il y en a des belles ; des Dolce & Gabanna, des Dior, des Channel, des Calvin Klein…
- « Même ! Ce n’est pas ça le problème ! Tu me vois vraiment avec des lunettes ?! »
- « Euh,… Non, pas vraiment, tu as raison, mais c’est pour ton bien. »
- « Maman, je suis vraiment obligée ?... »
- « Eh bien, si tu n’en mets pas, ta vue baissera de plus en plus et tu ne verras plus rien. Donc fais comme tu veux, mais ne viens pas te plaindre. »
- « Bon d’accord… De toute façon, je n’ai pas vraiment le choix… »
- « Bien. Maintenant que cette histoire est réglée, je dois aller au travail. À ce soir, bonne journée. »
- « OK ! Merci à toi aussi, à ce soir. »
Alors que je partais au lycée, quelqu’un sonna à ma porte.
C’était Laetitia. Elle m’avait apportée des croissants pour le déjeuner.
- « Tiens » me dit-elle en me tendant un croissant.
- « Non merci, je fais attention à ma ligne ! »
- « OK, pff. Ce n’est pas avec un petit croissant que tu vas prendre 10 kilos. »
- « J’ai dis non merci ! Aller, on y va. »
- « OK. »
Sur le chemin du lycée, nous rencontrons Timothée. Le plus beau garçon du bahut, et il s’avança vers nous.
- « Salut les filles ! »
- « Euh… Salut Timothée ! »
- « Ca va ? »
- « Oui ça va, et toi ? »
- « Ouais. Dites-moi, ça vous branche une fête samedi soir ? »
- « Bah ouais, à quelle heure ? »
- « 21h00, chez moi. »
- « OK, pas de problème. À Samedi ! »
- « Bye. »
Je n’en croyais pas mes yeux… Mais, en faite, dis-je tout bas, MES YEUX… Mes lunettes !!
- « Euh… Ca ne m’intéresse pas cette fête finalement » dis-je à Laetitia.
Elle me répondit :
- « Mais, il y a 5minutes, tu étais aux anges… »
- « Mais, il y a 5minutes, tu étais aux anges… »
- « C’est vrai » lui dis-je.
- « Mais, je viens de me souvenir que j’avais pleins de devoirs à faire ce week end… »
- « Oh non tu peux pas me faire ça ! Je serai toute seule sinon !! »
- « Tant pis, tu n’as qu’à y aller avec Jessica. »
- « Ouais, … Bon moi j’ai un cours de maths à plus ! »
- « Oui, et moi un cours de Français ! Salut. »
En cours de Français, je n’arrêtais pas de penser à la fête de Timothée que j’allais rater. Puis la sonnerie du midi interrompit mes pensées.
Je n’avais pas faim, j’avais une boule au ventre…
J’étais tellement dégoûtée de ne pas pouvoir aller à une fête aussi populaire que moi, juste à cause de lunettes débiles qui allaient ruiner ma réputation.
J’étais tellement dégoûtée de ne pas pouvoir aller à une fête aussi populaire que moi, juste à cause de lunettes débiles qui allaient ruiner ma réputation.
De plus, manquer cette fête, pour moi, c’était impossible.
Mais à cause de ces lunettes, j’étais bien obligée…
Puis en rentrant chez moi, j’allai dans ma chambre et je vis une boîte sur mon lit, où il était écrit « D&G », je l’ouvris et j’y trouva une paire de lunettes roses.
Je les essaya et me regarda dans le miroir. Je trouvais que cela ne m’allait pas trop mal. Et je m’y habitua… J’appela Laetitia pour lui dire que finalement j’allais à la fête, que j’avais des nouvelles lunettes, puis je lui expliqua mon histoire depuis le début et pourquoi je ne voulais pas aller à la fête…
Cette après-midi, je n’avais pas cours. Alors, j’allai faire du shopping, histoire de trouver une robe pour la fête de Timothée.
Aucune des robes n’était faite pour moi et pendant un moment je désespérai…
Puis tout d’un coup, dans le fond du magasin, j’aperçus une robe magnifique. J’étais vraiment sûre qu’elle était faite pour moi.
Maintenant que j’avais ma robe, je pouvais aller m’acheter des chaussures.
Après une séance intense de shopping, je rentrai chez moi.
Je sortis mes nouvelles chaussures de leur boîte pour les contempler.
Puis j’essaya ma nouvelle robe qui était splendide.
Elle m’allait si bien, que j’étais persuadée faire chavirer le cœur de Timothée. J’étais impatiente d’aller à sa fête.
Quelques heures plus tard, Laetitia m’appela pour me demander si je venais toujours à la fête de Timothée et je lui répondis que oui car j’avais trouvée une belle robe, des belles chaussures, et mes lunettes m’allaient extrêmement bien.
Laetitia avait l’air jalouse de moi. Je l’entendais au fond de sa voix. Puis, elle raccrocha.
Le lendemain midi, ma mère m’appela pour dîner. Je descendis sans mes lunettes ; je les avais oubliées dans ma chambre. Et m’a mère me fit la remarque. J’alla donc les rechercher en haut. Je descendis de nouveau et j’entendis ma mère dire : « Quelle têtue celle là ! » mais ses lèvres ne bougeaient pas.
Je lui dis alors : « Qu’est-ce que tu dis maman ? » et elle me répondis qu’elle n’avait rien dit. C’était bizarre, j’avais entendue des voix, comme Jeanne d’Arc ! C’était sans doute une hallucination.
Après un bon repas, j’appela Laetitia pour lui demander ce qu’elle allait mettre pour la fête de ce soir.
Et elle me répondis : « Une jupe en jean et un haut rose fleuri. »
Je lui répondis que c’était un très bon choix. Elle me remercia et raccrocha.
Le soir venu, j’étais toute excitée à l’idée de revoir Timothée.
Et d’un seul coup, Laetitia sonna à ma porte, j’ouvris et elle me fit la remarque suivante :
- « Elles sont sympa tes lunettes ! »
- « Ouais, je sais, elles me vont super bien ! »
Puis j’entendis une petite voix qui disait « Oui, ne te vante pas surtout… »
Et je lui demanda ce qu’elle avait dit. Mais encore une fois, ses lèvres n’avaient pas bougées.
Mais elle me rétorqua qu’elle n’avait rien dit.
Je l’a regarda, puis je lui dis :
- « C’est bon on peu y aller. »
Elle sortit, et je la suivis.
Arrivée à la fête, Laetitia se jeta sur Timothée pour lui dire bonjour, avant même que j’eu passée la porte.
Il y avait beaucoup de monde qui me regardait et d’un seul coup, alors qu’il n’y avait que de la musique, j’entendis des voix dans ma tête. Toutes me critiquaient horriblement. Ils disaient que j’étais superficielle, habillée comme Cendrillon, et j’en passe. J’étais très gênée. De plus, aucune des personnes présentes n’ouvrait la bouche. Je partis alors vers Laetitia pour lui dire que je partais… Et j’entendis « Qu’il est beau… » De la voix de Laetitia qui dansais avec Timothée.
Je me disais que j’étais devenue complètement folle et je versa une larme. Je retira alors mes lunettes et toutes les voix dans ma tête s’arrêtaient.
J’étais apparemment devenue une fille superficielle que personne n’aime.
Je rentra chez moi et m’enferma dans ma chambre. Je pleurais toutes les larmes de mon corps. Je n’arrivais plus à m’arrêter. Toutes ces critiques sur moi me perturbaient.
J’étais tellement énervée que je jeta mes lunettes au sol. Je vis le verre éclater. Je ne me rendais même plus compte de mes actes.
Ma mère ouvra la porte de ma chambre et me disa :
« Maude, ma chérie, j’ai une bonne nouvelle pour toi. Tu peux dire adieu à tes lunettes ! L’ophtalmologiste m’a appelé et m’a dit qu’il s’était trompé d’examens. Il m’a aussi ajouté que ta vue était parfaite.
Mais en faite, que c’est-il passé ici ? »
- « Et bien, rien j’ai juste cassé mes lunettes… »
- « Heureusement que tu n’en avais plus besoin. Bon nettoie moi ça »
Et elle descendit.
J’étais si heureuse ! Mais dans ma tête, beaucoup de questions se bousculaient… Etait-ce des hallucinations, ou était-ce la réalité ? Peu importe… Le cauchemar était terminé.
Marie Leclercq et Camille Vandeville
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